
PROF. ELŻBIETA SKIBIŃSKA – KOLEJNY „WYKŁAD PLEJADY”
W imieniu Akademickiego Towarzystwa Romanistów Polskich „Plejada” serdecznie zapraszamy na drugi w tym roku akademickim wykład gościnny, który odbędzie się w sobotę 28 lutego 2026 r. o godzinie 10.00.
Tym razem konferencję wygłosi pani prof. dr hab. Elżbieta Skibińska, a tematem jej wystąpienia będzie: Que nous disent les couvertures des ouvrages traduits ?. Jak zwykle spotkanie odbędzie się w trybie zdalnym na platformie Zoom, a jego nagranie zostanie udostępnione na naszym kanale YouTube.
Obowiązuje wcześniejsza rejestracja poprzez poniższy formularz :
Formulaire d’inscription: Les conférences de Plejada – Prof. E. Skibińska – Wypełnij formularz
Streszczenie wykładu:
« Étant immuable, le texte est par lui-même incapable de s’adapter aux modifications de son public, dans l’espace et dans le temps. Plus flexible, plus versatile […], le paratexte lui est en quelque sorte un instrument d’adaptation », constate Gérard Genette dans Seuils (1987 : 411).
La couverture illustrée d’un livre traduit, appartenant à la catégorie des péritextes éditoriaux, constitue un instrument d’adaptation par excellence. L’éditeur contribue à la construction de l’image de l’œuvre et de son auteur, et — au-delà — de la culture source dans la culture d’accueil : d’abord par la décision de sélectionner une œuvre à traduire et de l’introduire dans son catalogue ; ensuite par le choix des modalités de sa présentation au lecteur. Mais, conçu pour influencer la réception de l’œuvre par le lectorat d’accueil, le message véhiculé par la couverture anticipe en même temps cette réception en répondant aux attentes du public, y compris à celles — souvent fondées sur des stéréotypes — qui concernent la culture et la littérature sources.
Souvent première rencontre du lecteur avec l’œuvre et son auteur, la couverture est un espace où s’opère une interaction entre le message contenu dans le texte et celui véhiculé par la couverture. On peut ainsi considérer que celle-ci, et en particulier la première de couverture, constitue une forme de « traduction intersémiotique » du texte (Sonzogni 2011). Mais on peut aussi parler de l’interaction entre la couverture et le lecteur potentiel, qui, s’appuyant sur les informations qu’elle transmet, décide de lire (ou d’acheter) le livre — ou de l’ignorer.
Des études de cas portant sur les couvertures d’ouvrages traduits — qu’il s’agisse de plusieurs éditions d’une même traduction ou d’une collection de traductions différentes — permettront d’observer diverses manières de concevoir la fonction de la couverture par les éditeurs et d’étudier son rôle dans la communication interculturelle.
